Calandreta, qu'ei aquò ? - Foire aux questions


Questions / Réponses

Qu’est-ce que le bilinguisme ?

Etre bilingue c’est être capable de comprendre, parler, écrire avec les mêmes compétences deux langues différentes.
La majorité de l’humanité est bilingue. Très peu de pays comme la France sont monolingues.
Exemples de pays qui ont plusieurs langues officielles :
Espagne : castillan, catalan, basque, …
Belgique : flamand, français
Italie : italien, sarde, occitan, …
Devenir bilingue ne va pas sans conditions et l’une des conditions principales de réussite est que la langue soit langue de communication. Elle doit être la langue enseignante au sein de l’école mais aussi vivre à l’extérieur de l’école. Voilà pourquoi l’anglais n’a pas sa véritable place à ce moment de l’apprentissage chez l’enfant, chez nous. La langue est reliée aux lieux, au pays où l’on vit, … donc à l’affectif.
Il ne faut pas craindre le bilinguisme. Cela peut sembler être une situation compliquée. Mais nous avons ici, qu’on le veuille ou non une double culture, française et gasconne. Il ne s’agit pas de favoriser une culture au détriment d’une autre, mais qu’elles s’enrichissent mutuellement.
L’identité d’un individu repose sur un univers culturel et un univers linguistique. Tuer un de ces univers ne signifie pas renforcer l’identité mais l’amputer de moitié : une situation plus simple en apparence ne rend pas forcément un être plus heureux. Il est tout à fait possible d’être français et gascon. L’un n’exclut pas l’autre.
A Calandreta, jamais il n’est question qu’une langue prenne le pas sur l’autre.
Le bilinguisme est porteur de nombreuses valeurs : tolérance, curiosité, … Autant de moyens de combattre l’ethnisme.
Autre point positif du bilinguisme : il peut permettre de consolider les liens entre les différentes générations.

Comment les calandrons apprennent-ils le français ?

Une langue s’apprend par immersion. En France, l’univers sonore qui entoure l’enfant est essentiellement francophone. L’enfant sera donc francophone mais il sera également occitanophone s’il baigne à l’école dans un univers sonore occitan.
Un enfant à Calandreta n’a pas le sentiment de se voir proposer deux enseignements parallèles. Au contraire, il constate que ces deux langues, comme les autres langues romanes (espagnol, portugais,  italien, catalan, roumain, …) ont des liens de parenté et qu’il lui est facile d’établir des ponts entre tous ces idiomes.

Est-ce bien utile ?

De nos jours, il vaut mieux apprendre l’anglais que le « patois » peut-on entendre.
A cela, nous répondrons : de nos jours, il vaut mieux apprendre le gascon et l’anglais et l’espagnol et l’allemand et le chinois, …
Notre cerveau en a la capacité, surtout lorsqu’il est sollicité de bonne heure.
Toute langue est une partie irremplaçable de la culture de l’humanité. Nous nous devons donc de sauver par l’école cette langue qui ne se transmet plus dans les familles.
Cette possibilité que nous avons ici de pouvoir parler deux langues (le français et l’occitan) est une chance que nous ne devons pas laisser passer.
Car pour en revenir à l’utilité de l’occitan, cette langue romane permet d’appréhender et d’apprendre plus facilement les autres langues de la même famille. Et donc, par extension, de saisir plus facilement toutes les autres langues, voire tous les langages : mathématiques, informatiques, …

Peut-on parler de tout en langue occitane ?

C’est une langue comme les autres. Elle fut langue officielle du Béarn jusqu’en 1793. Elle est de surcroît enseignée dans toutes les universités du monde.
Tous les sujets peuvent être traités en occitan : les termes philosophiques, scientifiques, techniques actuels sont construits comme dans toutes langues romanes à partir des bases linguistiques latines et grecques.
Langue de culture, l’occitan a eu au Moyen-Age un rayonnement européen. C’était la langue de la poésie des troubadours, source de toute la littérature européenne moderne.
Depuis mille ans, l’occitan a connu des écrivains illustres : Pèir de Garròs, Frederic Mistral (prix nobel de littérature en 1904), Cesari Daugèr, Simin Palai, Joan Bodon, Bernat Manciet, … La littérature occitane continue de vivre et de nombreux romans et nouvelles paraissent encore aujourd’hui.
On retrouve la langue occitane dans :
·     La presse écrite par le biais de :
o chroniques dans les journaux Sud-Ouest et La République des Pyrénées
o l'hebdomadaire La Setmana rédigé intégralement en occitan.
·     Les radios : Radio Pais, France Bleue Gascogne, …
·     La télévision : Punt de Vista sur France 3 Aquitaine
·     Des éditions et revues : Edicions e Revista Reclams, Editions Fédérop, IEO IDECO, Letras d'Oc, Revista e Editions OC, Per Noste - Pais Gascons, …
·     La musique : Nadau, Los Menestrers Gascons, …

Faut-il nécessairement savoir parler occitan pour inscrire son enfant à Calandreta ?

NON !

A Calandreta, peu d’enfants entendent régulièrement parler l’occitan avec l’un ou l’autre de leur parent ou dans l’entourage immédiat.
Bien sûr, nous avons la chance de pouvoir encore entendre la langue occitane dans la bouche de nombreuses personnes. Beaucoup de monde ici le parle encore et malgré tout ce qu’elle a subi, c’est une langue vivante. Tout cela permet aux enfants d’entendre l’occitan ailleurs qu’à l’école. Et pour un enfant, c’est essentiel de savoir qu’il peut parler cette langue apprise en classe en dehors de l’école.
Ne pas parler occitan à son enfant scolarisé à Calandreta ne gêne en rien la mise en place du bilinguisme, à condition bien sûr de soutenir l’enfant dans son apprentissage, en l’écoutant avec plaisir parler, chanter ses chansons et réciter ses comptines. Plus tard, quand arrivera le temps des « Leçons à apprendre », vous pourrez sans difficulté aider votre enfant puisqu’il sera bilingue et sera donc capable de vous expliquer ce qu’il a à faire.
Ceci dit, il est tout à fait possible de s’initier ou de se remettre à l’occitan ; des cours d’occitan étant dispensés un peu partout.

Combien coûte la scolarité ?

L’école Calandreta est totalement gratuite

Elle ne veut pas être une école de privilégiés mais un service public occitan.
Il est bien évident qu’une Calandreta, comme toute école, a besoin d’argent pour fonctionner : salaires des enseignants, frais pédagogiques, …
Le financement est assuré par l’Association Calandreta où se retrouvent les parents, démocratiquement élus par leurs pairs.
Les Calandretas sont à ce jour reconnues par les collectivités territoriales qui subventionnent partiellement le fonctionnement et l’équipement des écoles et des associations.

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